Neuf / réhabilitation : tendre vers la même exemplarité

Neuf / réhabilitation | Le Blog

Face à l’accélération de la réglementation environnementale dans la construction, les besoins des acteurs se sont renforcés pour répondre aux enjeux : faible empreinte carbone, sobriété énergétique, confort, meilleures performances environnementales des logements, mixité des solutions constructives, réemploi…

Ces exigences conduisent toutefois à la multiplication des interlocuteurs déjà difficilement interopérables et ne s’appliquent qu’à la construction neuve. Quid de la rénovation et de la réhabilitation ? Comment appliquer les mêmes exigences que celles en place pour la construction neuve ?Ces exigences conduisent toutefois à la multiplication des interlocuteurs déjà difficilement interopérables et ne s’appliquent qu’à la construction neuve. Quid de la rénovation et de la réhabilitation ? Comment appliquer les mêmes exigences que celles en place pour la construction neuve ?

Au 1er janvier 2022, la RE2020 s’est progressivement substituée à la RT2012 pour l’ensemble des bâtiments.

Applicable uniquement dans la construction de bâtiments neufs, la RE2020 vient développer les notions de performances environnementales au moyen de nouveaux indicateurs. Objectif : une réduction de l’impact carbone des bâtiments, tout au long de leur cycle de vie, jusqu’à une montée en puissance effective pleine en 2031 via la diminution progressive des seuils de tolérance. Une approche plus complète mais qui va bien au-delà de ce qui était jusqu’ici imposé par la RT2012.

Selon la RE2020, l’Impact Carbone (IC) d’un bâtiment est représenté par deux indicateurs soumis à exigences et trois facultatifs. Parmi les indicateurs soumis à exigences et présentant des seuils à respecter, on retrouve notamment l’IC Composants. Il s’agit de l’impact carbone de l’ensemble des matériaux constructifs et matériels mis en œuvre (y compris les fondations).

Face à ce nouvel indicateur, de nombreuses difficultés sont rencontrées, telles que la multiplication des interlocuteurs de la phase esquisse à la réception des travaux, la difficulté d’obtention des données de l’ensemble des acteurs quant aux matériaux et produits utilisés et leur hétérogénéité. Le manque de formation des acteurs sur les impacts des produits sélectionnés et/ou mis en œuvre est également un problème, tout comme le manque de précision quant aux matériaux afin de sélectionner la fiche environnementale la plus proche… ; sans parler des difficultés liées aux démarches de réemploi.

Si les difficultés sont omniprésentes pour nombre d’acteurs, il ne faut pas non plus oublier qu’elles vont s’intensifier avec la baisse des seuils de l’IC Construction (2025, 2028 et 2031) qui engendreront la mise en œuvre de matériaux ayant un impact environnemental le plus faible possible (béton bas carbone, biosourcé, réemploi…). Ce qui renvoie à nouveau vers les pratiques d’économie circulaire qui restent à ce jour peu déployées…

Rénovation et réhabilitation, plus faciles à mettre en place ? 

Retrouvez la suite de cet article sur le site de Construction 21 !